28 nov. 2009
conclusion familiale ...
Je pense passer les vacances de noel en normandie, dans ma famille. J'ai longtemps hésité avant de prendre ma décision ...
Mes parents ont compris que je ne voulais plus les voir, alors ils me convient à faire partie de leur petite entreprise. Je ne sais pas, je vais voir.
Le probleme avec eux, c'est que je ne les interesse pas. Ils ne se préoccupent de connaitre mes opinions, savoir ce que je veux faire de ma vie ... Vis à vis de moi ils sont extremement contradictoires ; à la fois extremes ET contradictoires.
L'autre jour à la radio j'ai entendu que seuls 4% des enfants de parents non bacheliers faisaient des études supérieures. Voilà où est le souci, justement : ils sont jaloux. D'un coté, ils sont fiers de moi mais d'un autre ils trouvent la moindre occasion pour me casser. A un moment je ne comprenais pas du tout leur attitude, parce qu'elle est incompréhensible. Mais au vu de l'envie, tout s eclaire ...
Avec eux, aucune discussion n est possible. Avec eux, je suis dans le desert affectif. Alors j'ai coupé les ponts pour me construire indépendamment d'eux. C'était la bonne decision, que je ne regrette absolument pas.
Ils balancent des saloperies, dont ils n'assument pas les conséquences. C est facile de sortir des horreurs sur le ton d'un prétendu "humour". C'est salopart, rien d autre.
Cette attitude s est largement empirée quand je leur ai annoncé mon homosexualité. Avant je croyais pouvoir leur faire confiance, mais c'est à mon détriment que je me suis aperçu du contraire.
Ma mère est extremement dure avec moi. Bien plus qu'avec ma soeur. En fait, elle n'aime pas les mecs ...
Quant à mon père, parfois ça va parfois moins. A un moment, à cause de son boulot, il était devenu un vrai connard, je peux le dire. Mais depuis quelque temps, il a l'air d' etre redevenu lui meme ...
Quoi qu'il en soit, aucun d'eux ne s'intéresse à la personne que je suis. Alors ... je me tais. Avec eux c est "sois beau et tais toi". Et depuis qu'ils savent que je suis homo, c est pire ...
J'ai réalisé la personne que j'aurais pu etre si j'avais suivi leur modèle. Je pense que je ne serais pas devenu quelqu'un de bien ni d'intéressant. Car la vérité, c est qu'ils ne supportent pas le fait que je sois plus intelligent qu'eux. Plus cultivé aussi. Ni que j'ai eu du potentiel pour reussir des études. On dirait qu'ils se vengent de leurs échecs sur moi. Ils ne l'avoueront jamais, mais je les connais assez pour voir ce qui rattache leurs apparentes contradictions. Je crois qu'ils ne se rendent pas vraiment compte de ce qu'ils m'ont fait endurer, et ce malgré ce que je leur ai dit. Que ce soit conscient ou pas, c'etait infect pour moi.
La famille, c'est souvent un modèle de construction psychologique. Voir un modele de vie, pour certains. Quand se passe une rupture familiale, c est dur à vivre. Mais ça peut etre necessaire. Au moins, je n'ai plus à supporter leurs cris, leurs vannes et peux me concentrer sur mes projets de vie sans avoir en retour de l'indifférence ...
01 oct. 2009
J. Barrowman
C'est un acteur que j'ai découvert dans Torchwood. J'avais l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, sans me rappeler dans quelles circonstances ... En fait, c'est un présentateur connu en angleterre. Et il est également danseur et chanteur.
Ce clip est tout bonnement magnifique :
What about us
Il s'est marié en 2006 avec son amoureux, qui est architecte. A Cardiff ! C'est amusant, étant donné que la série Torchwood se passe là bas !
Dernièrement à la télé, je l'ai vu dans Doctor Who, une série à l'humour anglais dont je raffole particulièrement. C'était dans l'épisode Utopia, imaginé par Russel T davies (http://www.russelltdavies.com/). Dans Torchwood, il reprend le role du capitaine jack harkness, soldat de la 2e guerre mondiale.
C'est un acteur que j'adore, car il est très classe.Il donne envie d'atteindre 40 ans. Il a l'air sympathique, en plus. Comme il est ouvertement gay ( en vrai et dans la série ! ), il défend les droits des homosexuels.
En ce moment, il joue une adaptation de La cage aux folles, ça doit etre très drole !
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19 juil. 2009
homophobie
Je pense plier bientot bagage, et retourner sur paris. Eric m'a proposé de vivre à nouveau avec lui. En théorie ça me plait énormément, mais en pratique ... je n'aime pas squatter chez quelqu'un. Je devine dans sa proposition l'envie qu'on se remette ensemble, mais je ne sais plus vraiment où j'en suis. Je comptais sur un repos en normandie, malheureusement le séjour ne se déroule pas très bien. Il y a des fois où je me suis sincèrement demandé si je n'avais pas été adopté ou un truc de ce genre... A l'exception de mon cousin, entre ma famille et moi il y a un fossé. On n'a rien en commun. Si je me suis posé cette question, ce n'est pas juste par colère, mais parce qu'un de mes cousines croit avoir un père alors qu'en fait ce n'est pas son père. Elle a aujourd'hui plus de 40 ans, mais comme ce sujet reste tabou, elle croit que le mari de sa mère est son père biologique. En soi, ça ne pose pas de problèmes - du moins pas à mes yeux - mais dans cette famille faut surtout pas en parler. Ma cousine a vécu toute sa vie dans le mensonge, en somme.
Tout ça pour dire qu'avec ma famille, c'est invivable. Avec moi, ils sont agressifs, ils me rabaissent sans arret ... et ce, bizarrement depuis environ 3 ans, lorsque je leur ai annoncé mon homosexualité. Ils sont homophobes, ça pue à plein nez.
Le plus gros de mes regrets est d'avoir espéré une famille unie qui ne me jugerait pas sur mes préférences sexuelles. A les écouter, j'avais l'impression qu'ils étaient tolérants. Mais alors en pratique, c'est autre chose ... Ils sont abjetcs avec moi. Avec eux, faut que je me la ferme, que j'ai le sourire et que j'encaisse leur méchanceté. Quand je me défends, c'est pire. Il faut que je coupe les ponts avec eux. Ce n'est pas de gaité de coeur, mais c'est la meilleure solution. J'ai tenté maintes fois de me rapprocher d'eux ; eux ne font que me juger, se foutre de moi, me couper la parole pour après me rabaisser. C'est degueulasse. Je comptais sur la normandie pour me détendre, c'est raté.
On ne se comprend pas du tout. Il y a des gens comme ça, fragiles dans leur tete, qui ne peuvent pas s'empecher de rabaisser les autres. A force, ça brise l intimité. Je n'ai d'intimité que dans mes rêves...
De toute façon, si je pars, je ne vais pas leur manquer.
17 mai 2009
eurovision
Comme eric est rentré dans la soirée, on était deux à regarder l'eurovision devant une pizza
. J'ai bien aimé les concurrents, ils avaient de la voix. Mes favoris ? Island, Israel, allemagne, lithuanie ... et grande-bretagne, bien sûr ! Ma préférence se porte certainement vers Israel, car en plus d'avoir des voix superbes, les deux chanteuses ( l'une israélienne, l'autre palestinienne ) portaient un message de paix
. En revanche, on aurait pu avoir mieux question commentaires télévisés ... Ils devaient peut-etre combler, mais leurs conneries étaient pénibles à force !
J'avais eu des échos assez négatifs sur l'eurovision, émission jugée ringarde. Mais cette année, c'était tout sauf cul-cul. Du rock, de la techno mais aussi un peu de musique traditionnelle ... Personnellement je prefère quand ils chantent dans leur langue d'origine. La chanteuse russe, meme si je ne comprenais pas un mot, laisse deviner le thème. C'était sa mère, mais dans sa voix il y avait comme une colère, une douleur qui rendait la chanson tout simplement magnifique ! Par contre, j'ai moins apprécié ce qui s'est passé en russie, avec la gay pride ... Là-bas, les homosexuels sont très mal vus.
A l'occasion de la journée contre l'homphobie, j'aimerais justement dire un truc. Ce n'est parce qu'on est gay ( je parle en tant qu'homme ) qu'on ne sait pas se défendre,qu'on est fragile, qu'on ne parle que sentiments, qu'on est hypersensible, qu'on a plein de copines. Ce n'est pas parce qu'on est homo qu'on est une éponge à émotions. Non, on est surtout, comme n'importe qui d'autre, des individus avec un vécu personnel, des idées, des loisirs.
Ma "revendication" peut paraitre superflue, pourtant j'ai rencontré beaucoup de personnes qui m'ont jugé tel quel PARCE Que JE SUIS GAY ( ou bi ... ). Je ne suis porte parole de personne, surtout pas de la communauté gay dans laquelle je ne me reconnais pas du tout. Bien sûr, ce sont ces associations qui peuvent voter des lois en faveur, par exemple, du mariage gay et de l'adoption par des couples homos. Mais dans la vie de tous les jours, comment ça se passe ? Ben il y a de l'homophobie tacite, comme il y a du racisme tacite, de la misogynie tacite. Là, on touche les moeurs, la mentalité. Personnellement, je vois ça d'un oeil simple. Non par ignorance des causes, mais parce que ma pensée à évolué au fil des rencontres. Je pense que la raison de ces intolérances extremes qui tendent à retirer la citoyenneté à certains individus considéré "malades" est la connerie. Pour certains, etre homo est une maladie ; etre athée est une maladie ; etre juif est une maladie ; etre une femme est une maladie ; etre libre est une maladie. Ce sont les mêmes qui ne supportent ni les gonzesses, ni les feujs, ni les nègres, ni les tarlouzes, ect. Et ça s'appelle comment, cette race ? Race de crétins !
Puis il y a ceux qui jouent aux cools alors qu'ils sont bien violents dans leur tête. Il y a une ambiguité dans les rapports humains qui n'arrangent en rien l'évolution des droits. Et le retour du fantatisme religieux n'est pas en faveur de la liberté ... quelle merde, la religion. C'est du passé, faut vivre avec son temps ; la politique se sépare de la religion ; l'enseignement se distingue de la religion ; la sexualité se sépare de la religion ... il se serait peut etre temps de le piger, non ? Faut évoluer quand même ...
Tout ça pour dire qu'il y a de l'homophobie tacite vécue au quotidien. Avec eric, on est obligé de se cacher de sa famille pour faire croire à un retour à la "normale" ... J'aimerais qu'on arrête de nous penser comme homosexuels, mais plutôt comme des citoyens à part entière.
Sur ce, je suis certain que les 95 visiteurs de la veille sont une erreur de statistiques, car cela n'a aucun sens d'avoir subitement autant d'internautes sur mon p'tit blog.
29 mars 2008
Besoin de virilité
Souvent quand on parle de sexe, ou on a tendance à rester dans la généralité ou alors on glisse vers des détails graveleux. Je pense qu'une telle attitude est une manière de fuir le sujet. C'est plus facile de dévier vers un humour parfois douteux plutot que d'employer les mots exacts qui renvoient à une réalité intime pas toujours acceptée.
Moi-même, cela m'est par moments difficile de parler de sexualité parce que je n'ai pas envie d'étaler ma vie sexuelle. Or, aborder le sexe ne signifie pas forcément donner des détails croustillants. Il y a une différence entre parler de SA vie sexuelle, ce qui somme toute assez malsain, et puis aborder la sexologie. Pour ma part, je pense qu'on pourrait aborder la sexualité en tant que sexologie tout en usant d'exemples personnels ; ainsi on éviterait de sombrer dans le graveleux et on réussirait à aller au delà des tabous sexuels. Et cela va très loin : du viol à la bisexualité en passant par l'inceste et le libertinage. Je prends ces exemples...mais il y en a plein d'autres. Bref, on peut PENSER la sexualité via la façon dont on la vit.
Depuis près d'un an, je vis assez mal mon homosexualité. Avant, je n'en avais pas de complexes. C'était plutot eric qui était gené de son orientation sexuelle du fait de son éducation homophobe. Désormais ça va mieux à ce niveau là, il a su s'assumer sans sombrer dans l'extreme, tout en s'amusant.
Hier soir, j'étais tout seul. Du coup j'ai parlé sur msn. D'ailleurs, à ce propos, j'ai décidé de moins poster de notes ici car j'ai voulu retrouver ma note sur le vernissage...impossible de la retrouver ! J'écris tellement que je m'y perds ! Enfin bref.
Quand eric est rentré de sa soirée, j'ai eu envie de sexe avec lui. De sexe rapide, brut. Puis après, je me suis senti très mal. Dans ces moments là, une seule phrase nauséabonde me revient en tête :"tu n'es qu'une pute. une pute. une pute".
Je n'ai jamais eu réellement de complexes vis à vis de la sexualité en général, ce qui m'a attiré pas mal de foudres. Pour certains, je n'étais rien d'autre qu'un mec facile, que le "pd" par excellence qui se fait mettre ( pour m'exprimer crûment ).
Enfin bon...
Hier, je me sentais mal après coup. Puis eric voulait encore, mais avec plus de douceur. C'est ça faire l'amour : tout plein de douceur :-) Seulement mes sentiments étaient très partagés, car d'un coté je voulais m'abandonner à cette douceur des sens, mais d'un autre je refusais car j'avais peur. Impossible de l'embrasser. Je me suis reculé soudainement, effrayé. Je ne voulais pas qu'il me touche. Je me suis alors revu exactement comme il y a trois ans...aussi terriblement effrayé par le toucher, mais pour d'autres raisons...C'est une peur paralysante qui vous tétanise presque. Je ne bouge plus, n'ose plus bouger. Je ne sais pas pourquoi. Puis je m'allonge à coté de lui ( je voulais quand meme qu'il dorme ailleurs que dans le lit ...) et là je lui revèle le fond de ma pensée. Cela ne sert à rien de rester dans les non-dits. Autant mettre cartes sur table.
Quand on est homo, on est jugé de deux façons, sexuellement parlant : soit en tant qu'actif, soit en tant que passif. Je ne vais pas faire un dessin !
Je n'aime pas ces catégories parce qu'aucun mec n 'est à 100% actif ou 100% passif. L'acte sexuel se fait comme il se fait, puis c'est tout. Le problème, c'est qu'à force d'etre souvent "passif", ben en tant qu'homme on finit par se sentir inférieur. Par se sentir femme ( ce qui ne signifie pas que femme = inférieur, HEIN ! ).
Hier soir, j'ai subitement compris ( en partie du moins ) deux choses : pourquoi un homme a autant besoin de virilité et pourquoi l'homosexualité est considérée par certains comme contre-nature.
- la sodomie consiste tout simplement, autant chez les hommes que chez les femmes, en un point G. C'est comme ça. Seulement en tant qu'homme, l'acte sexuel est une façon d'avoir un peu le controle. Et quand tu es homo, tu as l'impression par moments de devenir deux : celui qui s'abandonne à l'amour puis celui qui prend l'amour. C'est hormonal. Un jour on est homme, viril avec l'envie de controler le sexe ; un autre jour on est plus féminin pour se laisser aller au plaisir. Or, à un moment les hormones mâles reviennent à force d'etre mis au placard, d'où le besoin de virilité, le besoin de se servir de son sexe. Je suis clair ?
- un homme qui aime un homme, c'est possible. Il n'y a pas que le cul. Un homme, sexuellement parlant, éjecte son plaisir ( oui je sais c'est technique ) tandis que la femme le garde en elle. Or, quand un homme est "passif", il s'apparente à une femme puisqu'il garde en lui son plaisir. Sauf que le caractéristique masculine de l'orgasme ne se fait pas puisqu'il n'y pas de mouvement de l'organe sexuel. Voilà pourquoi, selon moi, certains restent homophobes en prétendant que l'homosexualité est contre-nature.
Le fait de ne plus tellement accepter mon coté homosexuel est dû à la forme que revet ma sexualité. Autrement dit, j'en avais marre d'etre "passif".
Avec eric, j'ai toujours eu un bon feeling sexuel. On sait ce dont l'autre a besoin, quand ce besoin est fort. Cela va bien au delà du simple plaisir. C'est un besoin quasi psychologique. D'ailleurs le sexe est un langage corporel. ça en dit long sur soi, parfois. Et l'amour (ou la finesse d'esprit ) sert justement à décrypter ce langage.
A partir de là, j'ai accepté qu'il me touche. Mais j'avais besoin de controle, de virilité. Et ça a été le cas plusieurs fois lol !
Je pense qu'il s'agit du rapport au machisme. Il y a meme du machisme au sein d'un couple homosexuel, surtout pour les hommes. Eric a un coté un peu macho, ce qui ne m'a jamais déplu...mais jusqu'à un certain point tout de meme ! Bon, ça va il est intelligent, il sait quand il est préférable de mettre son machisme de coté. Du coup, après on se sentait merveilleusement bien. Bien ensemble, mais distant comme des hommes. Pas comme des amants. Il n'y a pas de "mamours" avec des "oh mon chéri ce que tu es beeeaaauu !", mais une distance toute masculine. Puis après, on s'est rapprochés, sentimentalement parlant, et on est redevenu deux amants.
La sexualité dans un couple est, pour ma part, primordiale car elle est un moyen de communiquer. Parfois on n'a pas envie de parler mais envie de baiser lol ! Je plaisante :-) Le sexe est une manière comme une autre de dire ce qu'on pense. De plus, etre un bon amant ( ou etre un amant tout court ) n'est pas juste technique, mais pas non plus exclusivement sentimental. Je crois que le romantisme existe de manières très diverses. Etre amant, ça s'apprend. Mais en meme temps c'est un instinct, une intuition. Tout dépend de soi et de l'autre. Et quand on arrive à cette complémentarité, ben c'est le pied :-) !
Autre sujet qui n'a strictement rien à voir, j'ai eu une agréable surprise tout à l'heure. Hier soir, j'ai vu une coccinelle qui avait l'air noyée. Alors je l'ai mise dans un endroit sec, j'ai usé de magnétisme pour la réchauffer mais sans succès. Ce n'est que ce matin que j'ai vu ses pattes bouger, alors qu'elle était sur sa coque. J'ai encore usé de magnétisme et elle a marché :-) Du coup je l'ai mise dehors pour qu'elle puisse s'envoler. J'ignore si la chaleur de ma main agit vraiment. Peut etre s'agit il d'une combinaison entre ma chaleur et le repos. Quoiqu'il en soit, j'adore voir des insectes ou animaux sauvés ![]()
24 mars 2008
les gays homophobes
super...obligé de recommencer cette note entièrement à cause d'une mauvaise manipulation du clavier qui a tout effacé !! Ah la joie de la technologie putain !![]()
Bon, je m'exprimais sur les gays homophobes.
J'ai eu l'occasion d'en rencontrer. Au début, je ne les comprenais pas du tout. Je les trouvais meme follement contradictoires. En effet, comment combattre l'homophobie si des homosexuels eux memes cautionnent cet extreme ?
Ce sont, j'ai l'impression, des personnes qui vivent dans des villages, qui ont été éduquées dans la tradition. Peut etre meme aussi des personnes qui n'assument pas du tout leur homosexualité et qui rejetent la faute sur les autres.
En revanche, le temps m'ayant apporté de l'expérience au plan homosexuel, j'en suis venu à peu à peu saisir leur état d'esprit.
Sur paris, les homos s'affichent clairement. Il n'y a aucune honte à tenir la main de son compagnon ou à se faire de petits bisous ! Mais ce qui met mal à l'aise, ce sont ceux qui font du tort aux homos qui veulent juste vivre tranquillement. Tous les homos ne pronent pas les "bienfaits" du poppers et du cristal pour effectuer un marathon sexuel. Tous les homos ne sont pas là à se trémousser à moitié nus sur le podium des Bains, en faisant la bitch.Tous les homos ne tiennent pas des blogs gays pornos.
En fait, tout n'est qu'une question d'individualité. On est sain ou malsain. Les malsains font toujours du tort aux sains, quand ils font partie d'un meme genre. Aujourd'hui, on mise exclusivement sur les genres de personnes. On ne voit plus les individus dans leur authenticité avec leur vécu bien personnel. Comme on est dans une ère de facilité intellectuelle, on se borne à des catégories de gens. Le problème, c'est qu'on en vient à devenir des catégories, devenir des "porte-paroles" de la communauté à laquelle on se dit appartenir. Que ce soit la religion, internet, l'homosexualité...etc, on ( je ne m'inclus pas dedans, cela dit ) a tendance à ne réagir qu'en tant que membre d'une communauté, non en tant qu'individu libre de penser et d'agir.
J'ai compris que ce qui régissait l'homophobie, meme chez les homosexuels, est la peur. Les homos super vulgaires, toxicos et ...zones, tout simplement, font du tort aux autres. La peur engendre un raisonnement particulier. ça engendre la haine. Je me mets à la place de ces homos isolés de la liberté de moeurs parisienne, il y a de quoi avoir peur. Je sais de quoi je parle puisque j'ai une partie de ma famille très villageoise. Dans un village, on a besoin de temps pour se faire accepter tel qu'on est, quand on est différent. Dans une grande ville sur paris, tout le monde ( ou presque ) se fout de ta sexualité. Mais pour un provincial qui veut, tranquillement, accepter son homosexualité, il se trouve d'emblée confronté à des gens déjà libérés des entraves des préjugés et qui mènent un train de vie assez excentrique. Du coup le provincial se sent décalé, déboussolé. Et comme souvent tout ce qui déboussole...fait peur.
Quand je suis arrivé sur paris, j'ignorais ma propre homosexualité. Je m'en doutais un peu, mais sans plus. Puis, je ne l'affichais pas du tout. Je n'ai jamais été efféminé. Ce n'est que depuis un certain temps que je me travestis. Mais sans toutefois afficher clairement une homosexualité. Pour dire les choses crument, je ne suis pas qu'un cul ! Ceci est d'ailleurs valable pour tous, pas que pour les homosexuels hommes.
Les moeurs sont, selon moi, faussement tolérantes. ça fait bien de se dire tolérant vis à vis des homos, mais quand tu es homo tu n'as pas droit à l'erreur. C'est comme pour les femmes.
Voilà pourquoi les homos crados qui font du tort aux homos cleans sont si méprisables...ils ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de bousiller tout ce pour quoi on s'est battu : la tolérance vis à vis de la différence, le respect de l'autre dans sa différence. C'est pareil pour ces personnes de couleurs qui se traitent entre eux de "négros". C'est hyper choquant !! Eux aussi font du tort aux autres, et renforcent le racisme. Etre con à ce point, ça me dépasse...
S'il existe des gays homophobes, ce n'est pas sans raison. On prone une liberté de moeurs, mais cette liberté prend du temps pour etre acquise. Si on n'obligeait pas les homos à se dire d'emblée libérés avec les sex toys et autres insanités, je pense qu'il y aurait moins d'homophobie. Hélas, bien des gens repèrent que l'homosexualité, vu sous un certain angle de "mode médiatique", c'est la pornographie. Et c'est bien navrant...car pas le reflet d'homosexuels qui veulent juste qu'on les laisse tranquilles. Je crois, en somme, que les gays malsains renforcent le préjugé extremement triste selon lequel les homos sont des pervers ; parce qu'eux memes y sont, ils s'octroient le droit de faire circuler l'image erronée que les homos ne sont bons qu'à faire des partouze ; ils briment toute liberté de pensée et d'action.
Les homos, sans ces pervers qui nous/leur font du tort, peuvent etre considérés d'une certaine façon comme des casanovas ! D'ailleurs, on m'a donné ce surnom récemment lol...
En fait, je pense qu'il faut essayer d'assumer sa différence quelconque sans se préoccuper de la mode. Celle-ci fait bien souvent du tort, parce qu'elle meme est réductrice.
22 mars 2008
On voulait partir pour le grand week end, mais finalement on a décidé de rester chez nous, tranquillement. Je cherche à virer l'extreme de mon existence, car cela ne m'a mené strictement nulle part, si ce n'est dans des impasses...
Eric et moi, nous sommes mariés dans un autre pays. Certaines personnes de notre entourage ont trouvé ça bizarre, étant
donné notre âge. Ah mais quand on s'aime ...!
Qu'est ce que ça a changé ? Rien. Nous sommes toujours deux individus distincts follement amoureux. Des individus avec nos hauts et nos bas, nos qualités et nos défauts. Bref, nous sommes restés égaux à nous memes.
Il est vrai que l'idée d'etre mariés vous rattache à l'autre de manière peut etre un peu soumise. On prend pour argument le mariage comme sorte de soudure entre deux etres, qu'aucune mauvaise circonstance ne peut détruire. En fait, c'est un bon ciment quand on s'aime, mais ça peut aussi devenir une prison quand on ne s'aime plus...
On fait des projets. On a en tete de partir s'installer dans le sud de la france, dans un village. On ne sait pas quand ni où lol, mais on y reflechit...C'est dur de se décider car ça revient à changer radicalement de mode de vie. Ne serait ce que la relation entretenue avec les autres. A nice, par exemple, les gens se parlent facilement. Sur paris...les quelques propos échangés ne dépassent pas les généralités de peur de tomber sur le pot-de-colle de service ! C'est la peur de l'autre qui régit les rapports humains sur paris, la méfiance...Faut dire que les seuls qui vous adressent la parole sont souvent des nonos, alors...Enfin...ça dépend des gens, bien sur, mais dans l'ensemble ce n'est pas très agréable. On vous regarde d'un drole d'oeil quand vous commencez à parler de choses légèrement moins officielles que demander des renseignements purement formels...
Enfin bon, on reste donc chez nous. On a en tete de changer le décor.
Ce matin, comme on s'est reveillés tot, on a été au marché du coin. Il m'est arrivé de voir une personne agée, quand j'allais au marché vers la fin, qui ramenait dans sa voiture des cageots avec au-dedans toutes sortes de légumes. Au début, je me suis dit qu'il s'agissait d'une marchande qui vidait le restant des produits invendus, mais en fait...je crois plutot que cette personne profite de la fin du marché pour avoir de quoi manger au plus bas prix, voire gratuitement. Je l'ai prise en photo, car je l'ai trouvée représentative de notre société ...la baisse du pouvoir d'achat, la pauvreté, les retraites difciles...Une fois, dans une eglise, j'avais rencontré une vieille dame qui demandait aux bonnes ames quelque monnaie. Elle m'a expliqué pourquoi : toute sa retraite part dans le paiement du loyer, des impots, des taxes et pour manger il ne lui reste que ...2 euros. C'est inadmissible. Puis ça fait peur quant à l'avenir...Jeune ou vieux ordinaire, on est dans la miouse.
Quand j'avais des soucis financiers, il m'est arrivé de faire comme la dame. De profiter de la fin d'un marché pour avoir de quoi manger. La fierté en prend un coup...mais quand c'est une question de survie, on ravale sa fierté.
Au marché, je fais des amplettes pour ma chatte praline. Elle n'aime pas trop les boites pour chats, y préférant du bifteck haché. Du coup je mélange viande et haricots verts. Comme ça, ça lui fait des légumes, c'est bon pour sa santé ! Néanmoins, il faut parfois revenir à des croquettes ou boites, car trop de viande peut donner des risques de maladies ( de l'urée ). C'est comme pour les humains, en somme.

07 mars 2008
colère et travestissement
Je bosse la nuit, depuis cette semaine. Je suis en partie serveur. "En partie" uniquement car à partir de 23 h je fais du spectacle. C'est un moyen de gagner assez rapidement de l'argent, car en ce moment c'est la dèche. Comme j'en ai ma claque des p'tits boulots merdiques qui frisent l'arnaque, quitte à bosser autant m'insérer dans un monde déjà connu et passablement apprécié : celui de la nuit. En fait je suis partagé quant à cet univers si spécial. Je l'aime et je le déteste. Parce qu'il correspond à ma personnalité mi ange mi démon. La nuit et moi, nous avons une histoire de passion plutot tumultueuse. Romantique et désastreuse à souhait. Alors un jour, je la bannis de ma vie et de mon esprit ; puis un autre jour, elle me conquiert comme une femme irresistible.
Depuis quelques semaines, il y a en moi une explosion de rage, de hargne. Et une explosion d'hormones, aussi
. J'ai une colère qui ne part pas. Rien à faire, j'ai beau faire du sport, prendre des anxiolytiques, me concentrer sur mes études, cette colère reste immense. Je crois que lorsqu'une émotion aussi forte n'arrive pas à s'en aller, c'est qu'elle a une raison d'etre. Alors je m'en sers pour transformer une partie de moi meme, me déterminer, me renformer, m'affirmer ... que sais-je ! Se rendre compte qu'une sorte de tornade imprévisible gronde en vous est impressionnant, effrayant meme. Mais je réagis selon mon
vécu, mon caractère et mes frustrations. Un vécu entièrement libéré est un but ultime, rarement une réalité. Mes frustrations diverses me donnent la rage d'aller au delà et de réussir à m'en libérer.
Cette colère, je sais d'où elle vient. Je l'ai en moi depuis deux ans et demi. Depuis le decès de ma tante. J'ai fait le deuil, mais c'est l'attitude de mes parents qui a provoqué cette énorme colère. Déjà là, ils s'en foutaient ... J'avais 20 ans. A 20 ans, quand on est face à un deuil, on a besoin du réconfort de ses parents. Eh bien eux, ils ne se sont pas tournés vers moi. Non, ils ont préféré se tourner vers les autres membres de la famille qui n'étaient pas directement concernés. Moi je l'aimais, ma tante. J'ai eu un vrai chagrin. J'aurais eu besoin de pleurer dans les bras de mes parents. Mais ma mère a préféré en parler à un vague cousin qu'elle connaissait à peine. Mon père m'a vaguement tapoté l'épaule. Cette colère, cette hargne vient de là. Je n'arrive pas m'en débarrasser. Une psychothrépie, meme si j'y ai pensé, ne servirait à rien, car au fond j'aime cette colère qui depuis plus de deux ans est un de mes moteurs. La colère n'est pas un sentiment si négatif qu'on le croit. C'est un surplus d'énergie. Elle est devient handicapante car elle outrepasse son role émotif, quand elle s'accapare la raison.
Cette colère, je m'en sers pour la transformer à son avantage. Le fait de me travestir, de cotoyer des trans me fait du bien parce que cela me permet de changer de peau à ma guise. J'en ai besoin en ce moment, et rien ni personne ne me fera changer d'avis. Souvent, le travestissement est perçu comme une maladie, une façon de ne pas faire face à ses problèmes. Peut etre y a t il de ça, un petit peu. Mais ça ne se resume pas qu'à cela. Quand on creuse, on s'aperçoit qu'il y a une philosophie de vie ( du moins pour certains ), un art de vivre. Certains choisissent le bouddhisme, d'autres le travestissement !
06 févr. 2008
etre homo, mais que ça ne se voit pas.
Je me féminise de plus en plus. Et ce n'est pas pour me plaire car j'ai l'impression de perdre le controle de mon corps. Je me transforme, me métamorphose peu à peu en quelqu'un d'autre, quelqu'un que je ne connais pas. Ce n'est pas volontaire ni meme réellement conscient. Comme si quelque chose se créait, se développait malgré moi.
L'homosexualité ne m'a jamais spécialement posé problème. Quand j'avais affaire à des homophobes, je me disais juste que c'étaient des cons. Je n'ai jamais été efféminé. Dit très maladroitement : "ça ne se voyait pas que j'étais gay". Je ne sais pourquoi, mais le fait de ne pas etre efféminé m'arrangeait, me laissait libre de mes opinions et de mes actes. Le fait est que maintenant, à cause de cette transformation, je me sens coincé, ridicule. De fait, je crains beaucoup plus l'homophobie qu'avant, parce que les homophobes se trouvent toujours de bonnes raisons pour t'attaquer en tant qu'individu s'ils n'aiment pas ton orientation sexuelle. Avec eux, t'es un monstre, une tare, un paria.
Je me souviens d'un jour où ma petite soeur, en allant marcher en foret avec mes parents, m'avait dit : "tu marches comme une fille". J'ai eu un rire nerveux et comme un regard d'excuse auprès de mes parents. je sais qu'il n'y avait aucune mauvaise intention dans cette parole venant de ma soeur, mais ça m'a fait réfléchir. Ou plutot, ça m'a remis en question. Je n'y ai plus songé, par la suite, mais cette innocente parole a tout de meme fait son chemin dans ma tete, progressivement.
Je ne m'analyse pas en rapport avec la communauté gay, que je n'aime pas. J'ai toujours vécu mon homosexualité comme une facette de moi meme indépendante des autres. Vraiment, je n'en étais pas le moins du monde complexé. C'est d'ailleurs ce qui faisait ma force. Mais depuis environ un an, je prends conscience du role de l'homosexualité dans la société et dans le regard des autres. J'ai l'impression que l'homophobie est encore très présente, bien qu'elle se camoufle derrière une apparente tolérance. Pour ma part, je n'ai pas la sensation qu'on me parle en tant qu'individu mais en tant que mec homo. On me réduit à ça. Enfin ... de toute façon il n'est jamais évident de savoir ce que les autres pensent exactement ... puis je n'y tiens pas particulièrement.
Un jour on m'a dit : "je tolère l'homosexualité à partir du moment où elle ne se voit pas". C'est ça la tolérance ?! Evidemment, les nazis acceptaient très bien les noirs, les homos, les malades, les juifs mais à partir du moment où ils n'étaient pas là !! C'est ça une société aseptisée. On tolère, mais quand on n'entend pas parler, parce que connaitre la réalité dérange.
En gros ça voulait dire qu'on m'acceptait en tant que mec homo du moment que physiquement je faisais toujours "mâle" !
Je me travestis de temps en temps ... on va me cracher à la figure ?!
A un moment, je pensais que les mecs se devaient effectivement de pas ressembler à des filles, sous peine d'etre franchement ridicules. On a tellement caricaturé les gays comme les Queers que ça me mettait mal à l'aise. D'ailleurs, je suis parti du Marais justement à cause de ça. Et fort malheureusement ... je me suis rendu compte peu après que mes idées étaient celles retenues par l'extreme droite ...
Je peux dire que ça m'a fait vraiment peur.
Puis j'ai commencé à me féminiser. Il y avait au début le désir de m'amuser. Ensuite, ça a viré au désir de "changer de personnalité" - si je puis dire - pour ne plus souffrir de certaines choses. Puis j'y ai pris gout et j'ai commencé à me transformer naturellement, hormonalement. J'ai compris qu'avoir des attitudes masculines ou féminines n'a pas grand chose à voir, pour quiconque n'aime pas jouer de rôle social, avec un genre. C'est un truc qui t'arrive, comme ça et tu ne peux pas le réfréner. C'est un grand changement qui effraie, mais tu ne peux pas l'étouffer simplement par peur des cons intolérants.
Ma transformation est, je pense, une façon normale de gérer certaines choses en apparence très diverses mais qui dans le fond se relient.
J'ai flashé sur un clip homo d'une très grande beauté. Malheureusement je ne comprends rien car les paroles ont l'air d'etre en russe. Mais rien que les images et la musique sont magnifiques ![]()
Drag queen love
30 janv. 2008
déçu des blogs homos ...
Décidément, je ne trouverai jamais de blogs homos qui me plaisent ... A chaque fois c'est le meme schéma : je crois que c'est l'individu qui est mis en avant ( films, avis politiques ...etc ), puis paf ! je me prends dans la tronche des notes qui pronent la drogue, la pornographie ... A force c'est vraiment déprimant. C'est sûr que je fais tache parmi tout ça. Je ne sais pas mais bon ... les auteurs de blogs se rendent bien compte de ce qu'ils postent ?! Je pense que oui, hélas. C'est le genre de blog gay qui ne favorise pas la tolérance. Puis ça met mal à l'aise tout simplement. Ils font ce qui'ls veulent, mais je suis déçu. Je ne trouve JAMAIS de blogs tenus par des homos qui tiennent des propos sains ! Maintenant je ne critique plus directement, vu que je me suis déjà pris des vannes. Mais franchement, si c'est tout ce que les gays ont trouvé pour s'exprimer ...
Une chose est certaine : je ne me reconnais pas là dedans. Il faut aller où, vers qui, pour parler normalement de l'homosexualité ?
humeur : dégouté


